samedi 20 janvier 2018

Lawren Schneider: " Les larmes des cigognes"



Auto-édition
325 pages



4 ème de couverture



1943

Cette nuit-là, Louis n’arrivait pas à trouver le sommeil. Peut-être devenait-il fou tout simplement.

« Je crois que j’ai des visions, un peu comme Bernadette à Lourdes. C’est comme si j’étais rentré dans son corps. Il a cogné une femme. De toutes ses forces. Les coups de poing lui ont explosé le visage, puis elle s’est évanoui »


1986

« Je m’appelle Christophe et j’aimerais vous confier mon secret : je suis capable de voir des choses que vous ne voyez pas... »

Je vois bien à vos têtes que cela vous paraît débile… Putain, il faut que je commence par le début sinon vous n’y comprendrez rien…

« Tout a démarré il y a quelques mois. Ma mère m’avait serré dans ses bras. Un câlin de maman. J’ai posé ma main sur sa nuque et… j’ai eu ma première vision. C’est comme si j’avais plongé dans son corps, comme si j’avais vu à travers ses yeux »

Louis, « malgré-nous » enfermé dans le camp de Tambov est en proie à des visions terriblement réalistes. 43 ans plus tard, Chris, son petit-fils confie à ses amis qu’il a le même don. Il n’aurait jamais dû en parler…


Mon avis



Je tiens tout d'abord à remercier Jean-Luc et Marie-Christine de me faire découvrir cet auteur que je ne connaissais pas du tout.

" Les larmes des cigognes" est une histoire fondée sur deux périodes: on va suivre l'histoire de Christophe et celle de son grand père Louis. Ces deux périodes vont tracer des vies à la fois douloureuses et mémorables.

Chris avec son groupe d'amis, Caroline, Simon et Alain ont pour habitude de se donner rendez-vous dans un bunker, un endroit où ils aiment boire, fumer et raconter leurs déboires. Jusqu'au jour où Chris confie un unique et profond secret qui lui tient à cœur; il possède un don rien qu'en touchant les personnes et perçoit ainsi des images dans sa tête. Ses amis vont également lui révéler et  confier leurs secrets personnels...

" Simon avait entraîné les autres à se confier, Caroline avait osé avouer l’inavouable et Chris sentait qu’il venait d’emmener ses amis dans une nouvelle dimension. L’amitié les avait unis, ils partageaient maintenant un sentiment supplémentaire. Ils étaient tous les quatre morts de trouille. Ce n’était pas l’appréhension des enfants dans le noir. Pas même l’effroi que les adolescents ressentent après avoir visionné un film d’horreur. "

Non. Il s’agissait de la peur initiée par le cerveau reptilien. La peur ancestrale des hommes de Neandertal, celle qui les garderait en alerte face à l’effroyable danger qui les guettait.

" Je vous en ai touché un mot la semaine dernière, j'aimerais vous confier quelque chose que je n'ai jamais dit à personne. Quelque chose qui me pèse depuis des semaines, un vrai secret. C'est lourd et je n'arrive plus à garder ça pou moi...Seulement j'ai peur de votre réaction. "

samedi 6 janvier 2018

Vincent Hauuy: " Le Tricycle rouge"



Editions Hugo Thriller
490 pages



4 ème de couverture



Noah Wallace est un homme usé, l'ombre du brillant profileur qu'il était jusqu'à ce qu'un accident lui enlève à la fois sa femme et sa carrière. Mais une carte postale trouvée sur le lieu d'un crime atroce au Canada l'implique directement et le ramène à une série de meurtres commis cinq ans plus tôt. Dans le même temps, à New York, la journaliste-blogueuse Sophie Lavallée enquête sur un reporter disparu dans les années soixante-dix. Et si les deux affaires étaient liées par le même sombre secret ?

Vincent Hauuy vit au Canada avec sa famille. Concepteur de jeux vidéo, il aime créer des puzzles, tisser des intrigues et donner vie à des personnages.


Mon avis



" Le tricycle rouge" de Vincent Hauuy est le genre de roman qui ne délivre pas toute sa saveur dans les premières pages. J'ai mis une cinquantaine de pages avant d'être accrochée et alors je n'ai plus su laisser les personnages. Je l'ai dévoré et cela a valu la peine que j'aille au-delà de ma lecture.

C'est un roman dense en pages mais aussi en protagonistes. Plusieurs héros se côtoient. Ils ont leur moment de grâce et parfois de disgrâce. Il ne faut surtout pas trop s'y attacher car certains peuvent décevoir. L'auteur sait décrire l'âme de ses personnages. J'ai beaucoup apprécié aussi les "seconds rôles" qui sont nombreux et pas si secondaires que l'on pourrait le penser.
Il n'y a rien d'inutile dans le récit et toutes les personnes qui mènent au dénouement sont passionnantes avec des caractères bien trempés. Je me suis souvent posée des questions sur les protagonistes, même les héros s'y perdent pour le plaisir des lecteurs.

"Mais est-ce le bon Carter?
Dans un sens, elle ne l'espère pas. Les morts ne parlent pas, et s'il savait quelques choses à propose de la petite Amy Williams, seuls les asticots doivent être au courant désormais"

Quant à l'histoire, je ne peux pas en révéler de trop au risque de spoiler l'intrigue. Sachez qu'il y a un tricycle au début et à la fin et qu'entre les deux, celui-ci nous mène en bateau. Ce jouet met en cause des enfants, c'est tout ce que je vous dirai ! Les chapitres s'enchaînent avec des titres originaux qui permettent de s'orienter dans le monde particulier de cet auteur.

mardi 2 janvier 2018

B.A. Paris: " Défaillances"



Editions Hugo Thriller
394 pages
En librairie le 04 Janvier 2018


4 ème de couverture



Tout a commencé cette nuit-là, dans la forêt. Cassandra ne s’est pas arrêtée pour proposer son aide à la conductrice de la voiture immobilisée sur le bord de la chaussée, en plein orage.

Lorsqu’elle apprend le lendemain que la femme a été retrouvée sauvagement assassinée, Cass est assaillie par la culpabilité. Et les coups de fil anonymes qu’elle reçoit désormais chez elle ravivent son angoisse. Elle en est persuadée : quelqu’un l’a vue, ce soir-là. Quelqu’un qui continue de l’observer. Quelqu’un qui pourrait bien être l’assassin.

Pourtant ni son mari, ni sa meilleure amie ne prennent ses craintes au sérieux. Et alors que Cass elle-même commence à douter face à ses trous de mémoire de plus en plus fréquents, ses angoisses se transforment en terreur.


Mon avis


Après le succès international de " Derrière les portes", on se doute bien que B.A. Paris devra redoubler d'effort pour satisfaire au mieux les amateurs et les amatrices de thrillers psychologiques.

Même si le premier roman ne m'a pas totalement convaincu, " Défaillances" prend un tout autre tournant. Dans cet opus, l'auteure nous relate une histoire palpitante où les angoisses et la culpabilité de Cass sont mises en jeu.

Après une soirée entre collègues, Cassandra décide de rentrer chez elle en traversant la forêt de Blackwater Lane en plein orage même si son mari, Matthew, ne recommande pas ce raccourci.
Evitant de peu une voiture garée sur une aire de stationnement, Cassandra s'arrête un moment pour savoir si la conductrice n'a pas besoin d'aide. Sans signal d'alerte, Cassandra reprend la route car le temps est vraiment incommodant.
Au lendemain, Matthew lui annonce qu'une jeune femme a été sauvagement assassinée dans sa voiture. Choquée par cette information, Cassandra est prise de vertige. Comment-a-t-elle pu laisser cette femme seule en pleine tempête?
Cassandra ressent alors une grande angoisse jusqu'au point d'avoir des défaillances de mémoire?

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